La lumière n’est plus. Le père d’Étienne Biard dit Tiennot vient de mourir ; ce sont les obsèques. L’Île aux Biard reçoit du monde. Le père était connu pour avoir été d’une grande bonté.
Tiennot doit, à présent, s’habituer à une réalité glaçante. Il a trente-cinq ans et il ne lui reste que son île et ses bêtes. Toutes les bouches parlent de la nécessité de prendre une femme car selon elles, un homme tout seul, c’est jamais drôle. Tiennot n’a pas grand-chose à offrir ; il a bon cœur et est sensible. Il mène une existence simple, loin des extravagances de la ville, de la vie au milieu de ses bêtes, de la nature qu’il fait sienne.

Tout se passait bien. Tout lui rappelait son père et arrive une femme. La Clémence. Qui avec le mépris, le cœur soulevé vient semer l’illusion de beaux jours.
Je me demande : comment devient-on assassin ? Et comment on se punit ?
Carlile Perrin
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