Droits. Justice. Action. Trois mots qui résonnent. ONU Femmes a choisi pour ce 8 mars ces trois mots comme slogan pour rappeler une énième fois que le respect des droits des femmes est d’une importance capitale. Longtemps esclaves de l’anonymat, les femmes ont porté un masque sans précédent pour résister dans un monde dominé par les hommes. De George Sand (nom d’emprunt masculin très célèbre) à nos jours, la liberté a parcouru un long et étroit chemin, fort heureusement, le talent n’a pas de sexe.

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Le refuge forcé de l’ombre

Dans Une chambre à soi, l’écrivaine de renom Virginia Woolf a décrit un passé qui brûle encore les consciences, un passé qui essaie d’ouvrir, d’une toute autre manière, des plaies encore fragiles : « J’oserais parier qu’Anonyme […] était souvent une femme ». L’urgence d’écrire a poussé de nombreuses femmes dans les bras de l’anonymat comme refuge (forcé). Pour des mains qui savaient écrire et des âmes qui savaient dire le monde, l’injustice s’écrit en majuscules.
Chaque année, le 8 mars rappelle l’importance de respecter les droits des femmes pour un monde juste, égalitaire et équitable ; néanmoins, le travail d’une journée ne peut être considéré comme suffisant dans la mesure où les mentalités accompagnent mal les approches.

De la parole aux actes concrets

Les femmes ont besoin de Droits pour lever le voile, parler quand le silence devient pesant et briller quand l’ombre devient plus forte. De Justice contre la censure et toutes les formes de violence. D’Actions, non pas le simple fait de dire, mais de poser des actes qui influencent positivement et changent les règles pour toutes les femmes. Toutes, sans exception.

La rançon de l’identité

George Sand pour Aurore Dupin, George Eliot pour Mary Ann Evans et, plus près de nous, J.K. Rowling qui s’est cachée derrière des initiales. Toutes ont dû payer la rançon de l’anonymat. Pour Michelle Perrot, dans son livre Les Femmes ou les silences de l’histoire, l’anonymat a été un moyen de survie quand le sexe devenait un jugement. Le poids d’être une femme et les regards qu’il attire.
Aujourd’hui, au regard de ce que le passé nous a appris, il est important de rappeler que nous devons combattre l’injustice qui a trop longtemps poussé les plus belles voix à se taire. L’avenir sera meilleur s’il est, enfin, signé par nous toutes.

Carlile Perrin

www.carlileperrin.com

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