Je lis Depestre. Il est des auteurs qui prennent du temps à entrer dans ma vie. Depestre en fait partie. J’ai toujours lu Depestre de loin, un extrait, une phrase, engagé des discussions impressionnantes avec des amis-es et apprécié leur admiration que l’auteur mérite assurément.
« Le mât de cocagne » que j’ai lu récemment a non seulement été une lecture singulière mais aussi une lecture qui a permis au Prix Renaudot 1988 de germer dans mes pensées.

Henri Postel, Sénateur déchu est contraint de vivre dans les souvenirs des jours heureux en boutiquier pour s’être opposé résolument au dictateur Zoochrate Zacharie autoproclamé Le grand électrificateur des âmes.
L’ancien sénateur voulait quitter le pays écrasé par une domination sans précédent quand surgit alors l’opportunité de défier le dictateur et tout ce qu’il représente.
La chose est simple. Participer au concours du mât de cocagne qui réunit généralement des jeunes de tous les coins du pays et qui consiste à grimper tout en haut du mât mis en place pour la fête sur la place des Héros au Port-au-Roi.
Henri Postel est le participant le plus âgé et qui a moins de chance de remporter le concours disent les voix les plus connues du milieu.
L’aventure qui l’attend est ponctuée de doutes et de surprises.
Carlile Perrin
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