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Le dernier jour d’un condamné, Victor Hugo

Note: ⭐️⭐️⭐️⭐

Le profil de l’auteur

Larousse

Victor Hugo (1802-1885) est l’une des figures les plus marquantes de la littérature française et le chef de file incontesté du mouvement romantique. Écrivain prolifique, il a excellé dans tous les genres : poésie, théâtre, roman et essai, tout en menant une carrière politique engagée

Fiche technique

Époque : Restauration

Thématiques clés :

Le résumé

Ce roman de 200 pages, publié en 1829, est un plaidoyer de Victor Hugo pour l’abolition de la peine de mort.
Le condamné, personnage principal de ce roman à thèse, est jeune et sain. Marié, père d’une fille de 3 ans, sa mère est une vieille âgée de 64 ans. Hugo le présente tel un homme habillé de regrets qui voit sa vie basculer dans l’imprévisible.

Obsédé par l’idée de la mort, le condamné éprouve l’angoisse, la colère et le désespoir ; pourtant la nature de son crime n’est pas révélée. Une façon pour l’auteur de montrer que peu importe la gravité de l’acte, la mort n’est pas la solution. Ce dernier, avec son monologue, revoit son passé et pense même quelquefois à l’avenir. Il veut écrire sa propre histoire, il tient un long conciliabule… Malheureusement, il sera guillotiné dans quelques heures et qualifie son exécution de guérison d’un côté et de crime d’un autre.

Pour Hugo, la peine de mort est une aberration ; il l’a d’ailleurs fait comprendre ; quand on tue une personne, elle n’est pas la seule victime, c’est à toute sa famille qu’on arrache la vie.

Les mots ne sauraient décrire les émotions par lesquelles je suis passée en lisant ce livre. Toutefois, ce qui a capté mon attention, c’est qu’à la fin de ses jours, l’homme est souvent plus attaché à la vie.

Analyse croisée

L’ambivalence de l’exécution : Le condamné voit son exécution comme une guérison. C’est une analyse fascinante : la mort est la fin d’une angoisse insupportable (la fin de l’attente), mais elle reste un crime légal commis par la société. Hugo montre que la loi commet l’acte même qu’elle prétend punir : l’homicide.

Le monologue comme testament : Le condamné utilise l’écriture comme ultime rempart contre le néant. Le long conciliabule qu’il tient avec lui-même est une tentative de rester vivant, de laisser une trace. L’écriture est ici une forme de résistance politique et humaine face à la machine judiciaire qui veut le broyer.

L’attachement viscéral à la vie : À la fin, l’homme s’attache plus que jamais à la vie. Hugo souligne ce paradoxe tragique : le condamné redécouvre la valeur de chaque rayon de soleil, de chaque souvenir, au moment précis où ils lui sont arrachés. C’est l’expression même du lyrisme romantique : l’exaltation du moi face à la fatalité.

Pourquoi lire ce livre ?

Carlile Perrin

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