Site icon Menu

L’angoisse du roi Salomon, Romain Gary (Emile Ajar)

Note: ⭐️⭐️⭐️⭐

Le profil de l’auteur

L’Express

L’écrivain Romain Gary (né Roman Kacew) est célèbre pour être le seul auteur de l’histoire à avoir remporté deux fois le Prix Goncourt, grâce à la création de son double littéraire, Émile Ajar.

Fiche technique

Époque : La mystification Ajar

Thématiques clés :

Le résumé

Jeannot Lapin, conducteur de taxi, homme peu qualifié menant une vie des plus modestes, fait un jour la rencontre de monsieur Salomon, retraité, fier et humaniste qui a fait fortune dans le prêt-à-porter.

Ayant vécu de bons et de mauvais jours, monsieur Salomon propose à Jeannot de travailler pour lui comme livreur en vue de porter assistance aux gens qui tirent le diable par la queue ou solitaires. Proposition acceptée. Jeannot tombe amoureux d’une femme qui pourrait être sa grand-mère et découvre par la suite que Monsieur Salomon tient à mademoiselle Cora tout comme elle à lui.

Mademoiselle Cora a été jeune et belle, la période d’avant-guerre. Amoureuse et chanteuse, perdue dans la vieillesse du temps. Toutefois, l’on se demande ce qu’il adviendra de monsieur Salomon, Jeannot et mademoiselle Cora au soir de l’histoire. Amis lecteurs, ce triangle amoureux promet !

Analyse croisée

Le langage « Ajar » : Ce qui rend ce livre unique, c’est la voix de Jeannot. Il utilise un français malmené, plein de néologismes et de tournures populaires, qui donne une fraîcheur incroyable au récit. C’est l’intelligence du cœur qui s’exprime au-delà des diplômes.

La quête de sens : Salomon est un « Roi Salomon » moderne. Dans la Bible, Salomon est le roi de la sagesse ; ici, sa sagesse consiste à envoyer des dictionnaires et des colis de survie pour combler le vide de l’existence.

Pourquoi lire ce livre ?

Pour la poésie du quotidien : Gary transforme une course de taxi ou une visite à une vieille dame en un moment de grâce métaphysique.

Pour rire de la tragédie : C’est un livre drôle, malgré le thème de la mort et de la décrépitude. L’humour y est une politesse du désespoir.

Carlile Perrin

Quitter la version mobile