Note: ⭐️⭐️⭐️⭐
Le profil de l’auteur
Marc Levy est l’écrivain français contemporain le plus lu au monde, avec plus de 50 millions d’exemplaires vendus et des traductions en 49 langues. Sa carrière est marquée par un passage réussi de l’entrepreneuriat à la littérature selon la maison d’édition Eyrolles.
Fiche technique
Époque : Le renouveau du roman populaire
Thématiques clés :
- La réincarnation (Le Déjà-vu) : Le livre explore l’idée que les âmes se reconnaissent à travers les siècles. La rencontre entre Jonathan et Clara n’est pas un hasard, mais une suite.
- L’art comme témoin temporel : Le tableau de Vladimir sert de pont entre le passé et le présent. L’art devient la seule trace tangible de l’invisible.
- Le dilemme moral : Jonathan est tiraillé entre son engagement social (le mariage avec Anna) et son impulsion mystique (Clara).
- La fatalité tragique : Comme dans Roméo et Juliette, l’amour semble trop vaste pour le monde terrestre, d’où cette fin où la mort est la seule issue pour une prochaine fois meilleure.
Le résumé
Je ne me rappelle plus le nombre de fois que j’ai commencé ce livre sans pouvoir le finir. La première partie est assez décourageante mais je m’étais promis de tout lire.
Quand j’ai débuté la deuxième, je n’ai plus eu le temps de me poser des questions, l’auteur avait réponse à tout.
Jonathan est expert en peinture et Clara, tient une galerie d’art. Vivant à mille lieues l’un de l’autre, lors de leur première rencontre, ils sont convaincus de s’être déjà vus. Dans une vie antérieure.
Le roman est un mélange d’amour, d’amitié, de trahison et de vengeance. C’est mon deuxième livre de l’auteur, néanmoins, je me blâme, quelque peu, d’avoir autant repoussé sa lecture.
Promis à Anna, Jonathan doit se marier dans quelques semaines quand il se trouve dans l’obligation de partir à la recherche du dernier tableau du grand peintre Vladimir. Arrivé à destination, il voit son cœur lui imposer désir. Le pousser dans les bras de Clara.
Victimes tous les deux d’un amour trop grand, ils meurent sur le même lit tout en promettant de s’aimer un peu plus la prochaine fois.
Analyse croisée
La structure en deux temps : C’est un procédé courant chez Levy : il installe un décor très ancré dans le réel, parfois lent, pour mieux faire basculer le lecteur-la lectrice dans l’intrigue mystérieuse en deuxième partie. Une fois que le puzzle du passé (le XVIIIe siècle) commence à s’imbriquer dans le présent, le rythme devient addictif.
L’amour contre la trahison : Le roman pose une question cruelle : succomber à une passion prédestinée, est-ce trahir son présent ? Jonathan doit se marier, mais il est l’autre partie de Clara.
La mort comme commencement : La fin du livre est paradoxale. C’est une tragédie (ils meurent), mais Levy la présente comme une promesse. Ce « un peu plus la prochaine fois » transforme la fin de vie en un simple entracte. C’est une vision très optimiste et romantique de l’existence.
Pourquoi lire ce livre ?
- Pour sa dimension mystérieuse : C’est une enquête sur un tableau disparu autant qu’une enquête sur l’âme humaine. L’intrigue sur le peintre Vladimir tient en haleine jusqu’au bout.
- Pour la réflexion sur le destin : Il nous pousse à nous demander si nos rencontres sont fortuites ou si nous sommes tous les acteurs d’une pièce commencée bien avant nous.
- Pour l’émotion pure : Marc Levy sait manipuler les sentiments avec une plume simple mais efficace. On finit le livre avec un sentiment de mélancolie douce, cette fameuse nostalgie de l’avenir.
Carlile Perrin

