Chère communauté, j’ai lu mon premier Khadra. Loin de moi le vide qui me séparait de l’auteur. Je rejoins timidement la longue liste de celles et ceux qui ont déjà lu Khadra, quoique une partie de moi demeure encore détachée de la prodigieuse œuvre de cet auteur qui fait danser les cœurs les plus tumultueux.
« Les vertueux », je ne prétends pas avoir bien commencé mon voyage, néanmoins je suis prête à parier que le roman qui m’a invitée à la table des plus grandes leçons d’une vie, a su bien dessiner le chemin que j’ai entrepris et qui m’a permis du même coup de redécouvrir le signe astrologique qui m’habite.
S’il y a une chose qui détruit l’âme d’une personne scorpion, c’est le sentiment d’être trahi.


Le récit suit le parcours de Yacine Chéraga, jeune berger algérien qui se retrouve piégé quand le caïd du village lui promet monts et merveilles en échange de son départ à la guerre à la place de son fils. C’est une offre qui ne se refuse pas. Pour un enfant qui a le goût de la misère dans la bouche, un enfant qui se bat contre les amertumes et les obstacles.
C’est un voyage sans précédent que nous dépeint Yacine ; de sa vie sur les tranchées de la Première Guerre mondiale à son retour à la maison où désillusion le reçoit. C’est un personnage qui cherche la paix, qui a choisi la sagesse. Un vertueux. Une lecture à porter avec soi. Une grande leçon d’humilité.
Carlile Perrin
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