On m’a souvent vendu Guy des Cars comme un auteur de seconde zone, cependant après « L’Impure » et « Sang d’Afrique » que j’ai lus en 2021 et bien évidemment « Les filles de joie » récemment, je crois avoir développé un sentiment d’admiration qui ne cesse de me pousser dans ses bras.

La lecture des Filles de joie a été exceptionnelle. La raison ? Guy a su tenir la main de la lectrice exigeante que je suis du début à la fin. Le roman expose la vie des jumelles qui ont choisi des voies différentes. L’une, Élisabeth est entrée chez les Petites sœurs des pauvres et l’autre, Agnès, naïve qui veut vivre, à tout prix, l’amour qu’on raconte dans les livres. Elle se trouve, malgré elle, piégée dans une relation avec un homme qui dit s’appeler Bob.

Il est nécessaire d’attirer votre attention sur l’amitié qui unit les deux sœurs. Elles se disent presque tout. Elles sont dépendantes l’une de l’autre.

Au début de la relation avec Bob, Agnès croyait avoir trouvé le bon, l’homme qui convient. Chère famille, j’ai été naïve. À l’instar d’Agnès, j’ai cru. Aujourd’hui encore, c’est la déconvenue qui me regarde.
En effet, Bob est un proxénète. Quand la pauvre Agnès l’a découvert, il était bien trop tard. Enchaînée avec cet homme qui disait l’aimer, Agnès doit ouvertement vendre ses charmes pour entretenir les amours, les envies de monsieur Bob.
La fin m’a tuée comme tous les livres que j’ai lus de Des Cars. Agnès perd sa sœur, un amour mûr de promesses, un homme qui était à deux doigts de lui offrir son moi idéal. J’ai pleuré.

Carlile Perrin

www.carlileperrin.com

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